La liberté de choix thérapeutique du malade

Sans information, le malade n'a pas de choix thérapeutique. Le malade, du latin " mal habitus", c'est à dire mal en point, va chercher légitimement à aller mieux. Afin qu'il se porte mieux (ou qu'en tous les cas, il ne soit pas le vecteur d'une maladie), on va voir intervenir une nouvelle entité : l' Etat.


Là, on s'aperçoit qu'on assiste depuis une cinquantaine d'années à l'émergence d'un nouveau pouvoir étatique, via le Code de la Santé Publique, qui va fixer des règles communes à tous les individus. C’est là qu'intervient le problème pour la liberté du choix thérapeutique. Cette émergence du droit de la Santé Publique (reprise en Italie), est tout à fait moderne. C’est un droit édicté pour dicter les choix thérapeutiques selon des objectifs définis et des moyens proposés. C’est en fait une santé de masse. L'intervention de l' Etat et des autres personnes publiques, souhaitable au départ, notamment pour les grandes épidémies, est aujourd'hui concurrencée par celle des interventions privées et notamment celles des laboratoires pharmaceutiques privés.

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Cette intervention à la fois de l' Etat et des trusts mondiaux ou européens, ne se concilie pas forcément avec les intérêts tels que la promotion du malade ou le respect de sa dignité et de son intégrité physique. Un certain nombre de laboratoires abandonnent totalement des recherches parce qu'elles ne leur paraissent pas forcément rentables, mais elle pourraient sauver des groupes vulnérables. Le rôle de la Santé Publique relève à l'évidence désormais, à cause du Code de la Santé Publique, d'une évolution inquisitoriale. Tant que l'on demeurait dans le rapport civil du code de déontologie, il s'agissait de relations contractuelles. Aujourd'hui, le droit de la Santé Publique entretient des liens de plus en plus étroits et ambigus avec les libertés publiques et les droits fondamentaux.( cf. le cas de Mark Griffith - qui contestait la validité des tests HIV - que j'ai eu l'occasion de défendre: http://www.pharmharm.com/Hodgkinson1.html ou le site d'Emma HOLISTER www.candida-international.org et www.artmargin.com

Par exemple, j'ai eu l'occasion de défendre des citoyens Suisses qui vivaient en France et qui étaient soumis à l'obligation vaccinale pour scolariser leurs enfants. On voit intervenir par voie de conséquence les concepts du droit Européen, la scolarisation et l'obligation vaccinale. La question qui était posée et que l'on va poser à la Cour Européenne sera : "Lorsqu'un citoyen suisse vient vivre en France, est-ce que ses enfants doivent être vaccinés" - Pourquoi pas ? à la limite - mais lorsqu'ils retourneront en Suisse, ils n'auront plus la possibilité de se faire "dé vacciner", donc je pense que l'on pourrait être dans le cadre du traitement obligé.

L'exercice de la médecine, comme celui de la pharmacie, devient monopolistique. C'est aussi un problème. On assiste à une diminution de cette vaste et belle idée de la coopérative du malade qui permettait de contrebalancer ces laboratoires pharmaceutiques. Aujourd'hui, dès qu'un groupe de malades essaie de créer une coopérative, on l'a vu pour certaines affaires importantes, il y a évidemment des contrôles fiscaux, l'inquisition et la chasse à l'homme.

Ce qui me paraît grave également, c'est qu'aujourd'hui ce monopole, dont le Code de la Santé Publique se fait l'écho, s'accapare de la sagesse populaire. Notamment la sagesse en matière de phytothérapie, en matière d'homéopathie, et je crains que dans une cinquantaine d'années, tout ce savoir, toute cette connaissance populaire qui allait de village en village, véhiculée, se perde. Car bientôt, si on laisse faire, vous n'aurez plus le droit de faire une tisane de menthe, car ce sera inscrit à la pharmacopée à partir du moment où cela aura des vertus soignantes. Alors le Code de la Santé Publique édicte un certain nombre de règles, notamment sur l'étroitesse de l'exercice de la médecine. En effet, pour exercer la médecine il faut respecter l'article L 372 du Code de la Santé Publique. Ce Code ne fixe pas ce qu'est la légalité, mais fixe ce qu'est l'illégalité, ce qui n'est pas la médecine. On s'aperçoit qu'en fait, tout est illégal, sauf ce qui est reconnu par le Conseil de l'Ordre. Voilà la signification de l'article L 372. L'exercice de la médecine est défini, encadré, légiféré, ce qui n'est pas sans poser de nombreux problèmes.

http://www.beljanski.com/france/index.html

Philippe AUTRIVE                                                                         

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